Malakoff : plus de biodiversité dans ma cité !

2010, année de la ruche

Malakoff est une ville qui a le sens de l’hospitalité. La preuve, quand sa voisine Fontenay-aux-Roses cherche un hébergement provisoire pour ses abeilles, chassées de leur logis à cause de travaux, Malakoff les invite aussitôt sur ses terres. C’est ainsi que 12 ruches fontenaysiennes (produisant 200 à 300 kilo par an d’un délicieux miel corsé) ont pris leurs quartiers chez les Malakoffiots depuis février 2010, sur le terrain à l’angle du boulevard Camélinat et de la rue Nicomédès Pascual. Pour qu’elles aient de quoi butiner, le service des espaces verts a planté autour d’elles une jolie prairie de plantes mellifères. Même si les exilées devront un jour rentrer chez elles, la ville a décidé de ne plus vivre sans de précieuses abeilles : elle veut adopter de nouvelles ruches, 9 au total, tout au long de ce printemps. La démarche est progressive car il n’est pas facile de trouver des fournisseurs d’essaim. Alors si jamais, habitants de Malakoff, vous en trouvez un dans votre jardin, appelez la mairie (au 01 47 46 75 00) et demander le responsable des espaces verts. Ses agents se feront une joie de le récupérer pour tenter de l’installer dans les ruches flambant neuves.

Les lapins du talus

Le long de la voie ferrée (boulevard Camélinat et rue Raymond David) foisonnent les broussailles et les fleurs sauvages. Cette coulée verte est entretenue par le Conseil général des Hauts de Seine, sans pesticide aucun. Une vie étonnante s’y développe. Il paraît même que des lapins ont trouvé refuge depuis quelques années dans ce royaume d’herbes et de fourrés.

De moins en moins de phyto

Malakoff n’a pas supprimé les produits phytosanitaires du jour au lendemain mais fait de son mieux pour en diminuer l’usage progressivement, mais sûrement. Des exemples ? On déversait 5 tonnes d’engrais sur le stade chaque année. Aujourd’hui, on se contente d’une seule tonne. Les désherbants chimiques ont été remplacés par des biologiques, l’année dernière. Des armées de coccinelles ont mené bataille contre les pucerons. Quant aux arbres d’alignement, platanes, tilleuls ou érables, ils reçoivent un traitement tout doux à base d’orties et d’extrait d’algues.

Des jardinières, pro de la récup’

Elles ont l’air tout à fait normal comme ça, avec leurs primevères multicolores… Pourtant, ce ne sont pas des jardinières comme les autres. Leur truc en plus ? Un plateau humidifiant aménagé à leur base. Une bâche étanche, un peu de pouzzolane (des cailloux de roche qui vont absorber l’eau), quelques mèches de coton verticales qui font remonter le liquide vers les racines des plantes… Et voilà une réserve capable de récupérer la pluie ou d’accumuler en période de sécheresse l’eau de l’arrosage. Résultat : des économies d’eau et de main d’œuvre.

Pour en savoir plus : www.ville-malakoff.fr

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