Nanterre : plus de biodiversité dans ma cité !

Capitale des Hauts de Seine, siège du Conseil général, de la Préfecture, ville d’accueil de la 2e université de France : avec ses 90 000 habitants, Nanterre semble plus bitume que fleurs des champs. Pourtant, dans la commune bordée d’un côté par la Seine, La Défense de l’autre, les espaces verts occupent un tiers de la chaussée et 14 000 arbres poussent la cime au vent.

De Kyoto à Nanterre

C’est en souhaitant répondre aux exigences du protocole de Kyoto que Nanterre a engagé son virage au vert. La ville se lance dès 2003 dans une démarche de réduction des gaz à effet de serre, y compris au jardin. En 2005, la commune ratifie la charte de la biodiversité et des milieux naturels de la région Ile-de-France. Ensuite, les programmes s’enchaînent. 21 prairies à vocation purement écologique sont plantées. Des inventaires naturalistes répertorient les orthoptères (sauterelles, grillons, criquets…), les oiseaux, les mammifères, les batraciens et les chiroptères (chauves-souris et compagnie). Prochainement, le catalogue naturaliste devrait même s’enrichir de données floristiques. En attendant les inventaires au grand complet, on sait déjà que la commune compte 43 oiseaux nicheurs parmi lesquels les rares éperviers d’Europe et oies Bernache du Canada.

Le nouvel âge du jardinage

Désormais, les jardiniers de la ville sont formés aux bonnes pratiques du jardinage écologique. Dans les espaces verts, les géraniums cèdent la place à des dizaines d’autres espèces mieux adaptées au milieu. Le désherbage est remplacé par du paillage, les produits phytosanitaires voient chaque année leur consommation baisser (en 2006, 29,51 hectares étaient traités chimiquement, ils ne sont plus que 6,35 en 2008). Mêmes efforts du côté de l’arrosage qui permet d’économiser chaque année 20% d’eau… Enfin, des indicateurs sont placés ici et là pour évaluer la pertinence de ces pratiques. Depuis 2008, des relevés de la faune et la flore ont débuté sur une poignée de sites à fort potentiel écologique. Grâce à tous ces efforts, en 2010, le magazine Ca m’intéresse a retenu la ville parmi les 20 meilleures de France à oeuvrer pour la biodiversité.

Rucher municipal

Voilà cinq ans qu’un rucher a été installé au cimetière parc du Mont-Valérien. Il comprend aujourd’hui 14 ruches qui produisent du très bon miel. Régulièrement, la production est analysée pour suivre l’évolution de la diversité floristique et le degré de pollution. Dans le nectar municipal, on devrait bientôt repérer les arômes des sachets Laissons Pousser. Les plantations du parc de Chenevreux ne sont qu’à un vol d’abeilles...

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